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Sur les conflits avant l'État, une interview sur Elucid

Merci à Carla Costantini pour son invitation et cette interview menée de main de maître !

NB : la présentation de mon travail qu'elle a rédigée sur le site Elucid est tout aussi impeccable.

17 commentaires:

  1. bonjour,
    très heureux de vous avoir découvert sur cette excellente émission élucid.
    merci pour ce transfert de savoir tout a fait passionnant
    vous devriez donner ce genre d'entrevue dans des écoles ou ouvrir une chaine web qui diffuserait vos connaissances
    merci et bonne journée a vous

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    1. Hem. Je suis enseignant à l'Université, j'interviens dans plusieurs masters de préhistoire, je réponds à toutes les sollicitations de conférence en France ou à l'étranger, et j'ai déjà une chaîne YouTube en plus de ce blog. Que voulez-vous que je fasse de plus ?

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  2. Merci pour cet entretien qui fut très intéressant.

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  3. Votre intervention sur Élucid autour de « Nés pour se faire la guerre ? Les origines de la violence humaine » est d’une rare qualité intellectuelle.

    Vous apportez quelque chose de devenu extrêmement rare aujourd’hui : une pensée rigoureuse, nuancée et honnête intellectuellement. Là où beaucoup réduisent la violence humaine à des réflexes idéologiques, vous réintroduisez la complexité du réel sans naïveté ni fatalisme.

    Votre analyse des sociétés sans État, de la vengeance comme structure sociale, du monopole de la violence par l’État, ainsi que votre distinction entre les différentes formes de violence collective, apporte une profondeur exceptionnelle au débat.

    On ressort de cette émission avec le sentiment d’avoir réellement appris quelque chose. Cela devient rare.

    Merci pour cette intervention remarquable et profondément éclairante.

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    1. Et merci à vous pour cette réaction qui me va droit au cœur !

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  4. Bruno Guillaud-Bataille18 mai, 2026 06:33

    Bonjour, Je viens de lire "Casus belli" et dans la foulée j'entreprends "Le communisme primitif...". Je vous ai envoyé par mail un travail de "recherche" (que j'ai appelé "Aux sources de la confiance", "recherche" peut vous paraître bien prétentieux car je ne suis pas universitaire, mais simplement un élu local (maire) curieux et passionné de sciences humaines. Je reviens sur la partir de cette interview consacrée aux origines de la violence collective et le lien que j'y vois avec la typologie que vous établissez dans le livre, confits résolutifs ou non, conventionnaires ou non, etc. Sans disposer bien sûr du socle de connaissances construit par vos travaux je tends à souscrire à votre avis de "faucon" sur l'ancienneté de cette violence, mais par un tout autre argument. Dans un conflit entre un groupe "A" et un groupe "B" ne convient-il pas de chercher en interne de "A" et de "B" les ressorts profonds de la forme des violences ainsi générées ? Au coeur de mon intuition une exploration de ce que j'appelle le "fait institutionnel", ou plutôt "proto-institutionnel", dont j'ancre l'avènement dans le vivant bien en amont de l'hominisation, comme réponse sélectionnée par l'évolution* aux enjeux de survie et de reproduction des espèces vivantes sociales et fortement individuées. Dès lors, l'espèce humaine se caractérisant notamment par la radicale vulnérabilité de l'individu isolé (concept d'altricialité secondaire que Bernard Lahire met au coeur des "structures fondamentales des sociétés humaines"), elle connaît plus que toute autre cette tension entre les impératifs de survie qui pèsent sur les individus (et leurs appétits de toutes sortes) et les impératifs de survie et de reproduction qui pèsent sur le groupe dans son ensemble - notion de structure sociale transcendant le sort des individus singuliers -. Dès lors on peut lire le conflit et la forme de violence générée non seulement par leurs résultats dans le rapport "A" vs "B" mais dans leurs effets internes aux groupes "A" et "B". (* Au sujet de l'évolution je viens de lire aussi votre article "Une évolution désorientée..." dans "La Pensée" (2023). Il me semble que la "remontée" du fait proto-institutionnel permet aussi d'éclairer autrement le débat "évolutionnistes" vs "relativistes". Encore merci pour vos travaux très intéressants et pour cette interview.

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    1. Bonjour
      Merci de votre intérêt. J'ai bien reçu votre mail et j'aurais dû en accuser réception. Je tâche de me plonger dans tout cela dès que possible, mais je ne peux rien vous promettre sur les délais (ni sur la qualité du retour que je pourrais vous faire, vos écrits sortant largement de ma zone de compétences...)
      Bien à vous

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  5. Bonjour Monsieur Darmangeat,
    J'ai lu vos ouvrages avec intérêt mais je ne comprends pas que vous alliez sur un média confusioniste pro-Russe et pro-Assad. Le "maître à penser" de Berruyer est en outre N. Chomsky, dont on ne compte plus les prises de position inacceptables (soutien à Faurisson, négation du génocide Cambodgien...). C'est un peu comme Chapoutot ou Stiegler qui vont sur la chaîne YouTube Antithèse ou comme ceux qui vont sur Parole d'Honneur (Lordon, Friot, Butler et tant d'autres...). Manquez-vous à ce point de lecteurs ?

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    1. Bonjour monsieur Anonyme
      J'ajoute que parmi mes nombreux méfaits, je suis également passé plusieurs fois sur France Inter et France Culture, dont la ligne politique générale est elle aussi fort complaisante avec maints criminels, même si ce ne sont pas les mêmes que ceux que vous listez. Tant qu'à dresser l'inventaire des endroits infréquentables que j'ai tout de même fréquentés, autant le faire consciencieusement !
      Bien à vous

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    2. Votre réaction est intéressante parce qu’elle ne traite presque jamais du contenu intellectuel de l’intervention de Christophe Darmangeat.

      Vous ne discutez ni ses analyses anthropologiques, ni ses arguments sur les sociétés sans État, ni sa réflexion sur les formes de violence collective. Le débat d’idées est remplacé par une logique d’association : tel intervenant serait disqualifié en raison du média sur lequel il apparaît.

      C’est pourtant précisément le rôle d’une démarche intellectuelle sérieuse que d’examiner d’abord les arguments avant de juger les supports qui les diffusent.

      Un esprit cultivé commence par évaluer un raisonnement, sa cohérence, ses sources et sa solidité, avant de s’intéresser à l’étiquette idéologique supposée d’une plateforme.

      Par ailleurs, réduire des auteurs comme Chomsky, Stiegler, Lordon ou Friot à quelques polémiques publiques sans discussion approfondie de leurs travaux donne surtout le sentiment d’une approche davantage fondée sur des réputations médiatiques que sur une lecture réelle des œuvres.

      On peut naturellement critiquer n’importe quel penseur. Encore faut-il le lire sérieusement et répondre à ses arguments plutôt qu’à des associations symboliques.

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    3. Il y a une véritable volupté intellectuelle dans la réponse de Christophe Darmangeat à cet anonyme : calme, méthodique, implacable.

      Elle ne crie pas, elle ne moralise pas, elle remet simplement les idées au-dessus des étiquettes.
      Et c’est précisément cette sérénité qui la rend redoutable.

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  6. Le lieu d'énonciation est important, vous ne pouvez occulter cela...

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    1. Je ne l'occulte pas. Je dis simplement que si l'on invoque des principes, on ne peut pas en faire une application à géométrie variable.

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    2. Au lieu de juger le fait d'aller dans tel ou tel média, pourquoi ne pas réviser votre jugement sur les médias en question... :-)

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  7. Excellente émission.


    Je trouve un peu dommage que la chaîne ait orienté le visuel et le titre sur le caractère "inné" ou "naturel" de la violence chez l'Homme, ce sujet n'étant finalement que rapidement abordé en début d'émission.

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    1. Merci ! Le choix du titre n'est évidemment pas le mien, mais on peut comprendre que la chaîne ait opté pour un thème accrocheur...

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