« Combattre pour la science, combattre par la science »

Avec l’aimable autori­sa­tion des Édi­tions matéri­ologiques, je repro­duis ici le texte que j’ai rédigé pour le deux­ième tome du recueil Qu’est-ce que la sci­ence pour vous ?, paru en juin dernier. Je n’y suis pas allé avec de l’eau tiède, mais je ne vois aucune rai­son pour laque­lle j’au­rais dû le faire. La pub­li­ca­tion, sur ce blog, des deux pre­miers para­graphes, avait suf­fi à déclencher quelques vives réac­tions. Si le texte entier en déclenche d’autres, tant pis.
…Ou tant mieux ?

Combattre pour la science, combattre par la science

On ne peut aimer la sci­ence – l’aimer véri­ta­ble­ment, non comme un gagne-pain ou un passe-temps, mais comme un idéal et un accom­plisse­ment – sans haïr cette igno­rance obtuse, fière d’elle-même et qui se pare du cos­tume de la vérité : le préjugé, le dogme, la foi, en un mot, la croy­ance.
En dépit des innom­brables vic­toires de la méth­ode sci­en­tifique, notre époque con­tin­ue avec obsti­na­tion de faire la part belle à toutes les formes d’irrationalité. Sous pré­texte de tolérance, il n’est pas rare que, même dans les milieux qui s’abstiennent de vers­er eux-mêmes dans les sor­nettes de la pen­sée mag­ique, on juge inutile, voire mal­séant, d’affirmer la supéri­or­ité du matéri­al­isme. L’apparente bien­veil­lance d’une telle atti­tude dis­simule mal, toute­fois, un pater­nal­isme méprisant. Quel piètre human­isme que celui qui refuse de libér­er l’esprit humain de ce qui l’entrave et le dégrade !
Si notre espèce pos­sède une grandeur par­ti­c­ulière, elle la doit à ses capac­ités cog­ni­tives, fruits de mil­liards d’années d’une évo­lu­tion qui a, peu à peu, fait émerg­er des organ­ismes au cor­tex cérébral de plus en plus dévelop­pé. Nul anthro­pocen­trisme incon­gru dans ce rap­pel, mais le sim­ple con­stat que sapi­ens est le seul ani­mal chez qui les struc­tures sociales sont avant tout déter­minées par la cul­ture. Si de telles capac­ités cog­ni­tives ont émergé et ont été peu à peu per­fec­tion­nées via la sélec­tion naturelle, c’est parce qu’en dépit de pos­si­bles erreurs, elles per­me­t­taient aux êtres qui en étaient pourvus de mieux com­pren­dre leur envi­ron­nement et ain­si d’y réa­gir plus effi­cace­ment. Alors, chez l’être humain, l’abdication du raison­nement est une insulte à l’encéphale, tout comme la marche à qua­tre pattes le serait à la sta­tion debout.
Com­ment ne pas être choqué en voy­ant, plus de deux mil­lé­naires après Dém­ocrite, des mil­liards d’individus s’humilier en se proster­nant devant une idole de bois ou un maître imag­i­naire ? Com­ment, à l’âge d’Internet, du téle­scope spa­tial et de la thérapie génique, ne pas enrager face à des adultes doués de rai­son con­tin­uer à croire obstiné­ment aux médailles mirac­uleuses et au mau­vais œil, aux envoûte­ments et à la béné­dic­tion, aux ver­tus sur­na­turelles de l’eau du Gange et du vin de messe, à la réin­car­na­tion et à la transsub­stan­ti­a­tion, à la para-sci­ence et à la patamédecine, aux nour­ri­t­ures célestes et aux ali­ments impurs, au salut de l’âme et à sa damna­tion ?
Rétor­quera-t-on que la reli­gion élève l’esprit ? Mais l’esprit tire sa noblesse de son empathie, de son éthique, de sa soif de don­ner à l’existence un sens qui dépasse la sim­ple survie quo­ti­di­enne ; non de soumet­tre ces aspi­ra­tions à des con­struc­tions fan­tas­ma­tiques. La morale ne peut s’élever qu’à con­di­tion d’être con­sciem­ment élaborée, par des êtres prenant leurs déci­sions en claire con­nais­sance de cause ; non par l’obéissance aveu­gle à des pré­ceptes sacrés. Et si, encore aujourd’hui, cer­tains sci­en­tifiques croient en Dieu, tout comme d’autres croy­aient hier à l’astrologie ou à l’alchimie, cela prou­ve sim­ple­ment que les indi­vidus assu­ment par­fois d’improbables con­tra­dic­tions. Objectera-t-on, encore, qu’il serait naïf de pré­ten­dre extir­p­er la pen­sée mag­ique sans purg­er la société du ter­reau dont elle se nour­rit ? C’est évidem­ment vrai, de même qu’on ne saurait élim­in­er le can­cer du poumon sans met­tre fin au tabag­isme. Mais que penser de médecins qui prendraient pré­texte du fait que la pop­u­la­tion con­tin­ue à fumer pour renon­cer à soign­er les can­céreux, voire pour cri­ti­quer ceux qui s’y emploient ?
Il y a deux siè­cles et demi, ceux qui com­bat­taient le vieil ordre social et le fatras religieux qui le jus­ti­fi­ait se désig­naient eux-mêmes comme des Lumières qui devaient dis­siper l’obscurantisme. Aux yeux de la bour­geoisie – tout au moins, de la frac­tion la plus avancée de ses intel­lectuels – qui mon­tait à l’assaut du monde, « tout dut jus­ti­fi­er son exis­tence devant le tri­bunal de la rai­son ou renon­cer à l’ex­is­tence ». Aujourd’hui, l’Ancien régime est loin, la dic­tature de l’Église avec lui, et le com­bat des Lumières a sou­vent lais­sé place, jusqu’aux som­mets du monde académique, à l’accommodement, à la com­plai­sance, quand ce n’est pas à la fas­ci­na­tion, pour l’irrationnel. En cette matière comme dans tant d’autres, le mau­vais exem­ple vient d’en haut.
Le chercheur français en sci­ences sociales paraît-il le plus cité dans le monde explique ain­si qu’il faut pren­dre en compte le point de vue des non-humains ; que se deman­der si une croy­ance est fondée ou non est une ques­tion dépassée ; que si, dans cer­tains pays, les gens tien­nent les fan­tômes pour réels, nous faisons de même avec la ligne A du RER, dont l’existence n’est pour­tant pas davan­tage avérée. Au demeu­rant, quelques années plus tôt, le même per­son­nage, non sans s’être flat­té d’avoir « appris quelque chose à Ein­stein » au sujet de la rel­a­tiv­ité, avait docte­ment soutenu que Ram­sès II, n’en déplaise aux esprits ordi­naires, n’avait pu mourir de la tuber­cu­lose, le bacille n’ayant été décou­vert par Koch qu’au XIXe siè­cle.
Un de ses col­lègues, som­mité de l’anthropologie sociale, explique pour sa part en ter­mes raf­finés que coex­is­tent au sein de l’humanité dif­férentes « ontolo­gies » – c’est-à-dire, lit­térale­ment, dif­férents mon­des, dont aucun ne saurait pré­ten­dre à être plus con­forme que les autres à une réal­ité objec­tive dont l’idée même, frap­pée d’infamie eth­no­cen­triste, doit être soigneuse­ment écartée. Ain­si, la néces­sité de com­pren­dre les dif­férentes cul­tures aboutit-elle, fût-ce avec maintes cir­con­vo­lu­tions de lan­gage, à dénon­cer la pré­ten­tion de la méth­ode ratio­nal­iste à con­stituer un out­il de com­préhen­sion et d’action plus effi­cace que les trans­es chamaniques.
La méfi­ance, voire la haine, vis-à-vis de la sci­ence et du ratio­nal­isme, ne reste hélas pas con­finée aux milieux académiques des « human­ités », par­fois si mal nom­mées. Elle a depuis longtemps gag­né ceux qui jadis se dis­aient « pro­gres­sistes » et qui, désireux d’émanciper la frac­tion la plus opprimée de la société, avaient à cœur de com­bat­tre toutes les formes de super­sti­tions. Les reculs et les renon­ce­ments ont fait leur œuvre ; désor­mais, toute cri­tique des formes de pen­sée mag­ique qui séduisent les dom­inés éveille la sus­pi­cion, et s’insurger con­tre une telle cri­tique tient fréquem­ment lieu de nec plus ultra du rad­i­cal­isme poli­tique.
Plus glob­ale­ment, il n’est guère de milieu social ou mil­i­tant où l’on ne voue aux gémonies le « sci­en­tiste » et sa sous-espèce la plus mépris­able, le « sci­en­teux ». Mais si, à l’origine, le sci­en­tisme désig­nait la con­vic­tion que la sci­ence, et elle seule, résoudrait toutes les ques­tions sociales, bien malin qui pour­rait dire quel courant, et même quel indi­vidu, défendrait encore de nos jours pareille niais­erie. Alors, qui est au juste ce « sci­en­tiste » dont l’ombre menaçante plan­erait sur l’humanité ? Par­fois, le terme sem­ble vouloir désign­er celui qui fait de la mau­vaise sci­ence. Il ne saurait alors être plus mal choisi : tax­erait-on quelqu’un qui pleure aux mariages et rit aux enter­re­ments de « sen­ti­men­tal­iste » ? En fait, et bien plus sou­vent, le seul et véri­ta­ble crime du pré­ten­du « sci­en­tiste » est de « ramen­er sa sci­ence », c’est-à-dire d’essayer de par­ler en con­nais­sance de cause. Der­rière le moulin à vent du sci­en­tisme, presque imman­quable­ment, c’est la supéri­or­ité de la con­nais­sance rationnelle elle-même qu’on cherche à dén­i­gr­er, en procla­mant haut et fort le droit d’affirmer n’importe quoi sans être con­tred­it.
Sous bien des aspects, depuis quelques décen­nies, la roue de l’Histoire sem­ble tourn­er à rebours. Les pos­sé­dants sont à l’offensive, emmenant l’ensemble du sys­tème économique vers l’abîme. Les exploités, trahis, désori­en­tés par ceux-là même qui pré­tendaient les défendre, cherchent un refuge dans des mirages funestes. La sci­ence, perçue comme un sup­pôt de l’ordre établi, est dev­enue sus­pecte ; en ver­tu d’un syl­lo­gisme délétère, atta­quer la pre­mière appa­raît comme un moyen de com­bat­tre le sec­ond. L’obscurantisme, qu’il prenne le vis­age des doucereuses rêver­ies new age, des para­noïaques délires com­plo­tistes ou de la fureur san­guinaire de l’intégrisme religieux, passe ain­si à bon compte pour con­tes­tataire.
Mais, à l’image de ce qu’un célèbre révo­lu­tion­naire écrivait de l’antisémitisme, l’hostilité à la sci­ence n’est qu’un ant­i­cap­i­tal­isme des imbé­ciles. On ne peut espér­er vain­cre des mitrailleuses avec des incan­ta­tions vau­doues, ni boule­vers­er l’ordre social par des prières. Pour ren­vers­er une classe rompue à l’exercice du pou­voir, les exploités devront acquérir la plus claire con­science du monde en général et des rap­ports soci­aux en par­ti­c­uli­er. Le jeune Karl Marx, qui écrivait que la cri­tique de la reli­gion est la con­di­tion pre­mière de toute cri­tique, con­sacra tous ses efforts à éla­bor­er une doc­trine « sci­en­tifique », c’est-à-dire rationnelle, dans le but d’assainir le mou­ve­ment social­iste nais­sant des chimères et du mys­ti­cisme qui l’affaiblissaient. « L’ignorance n’a jamais servi per­son­ne ! » : presque deux cent ans plus tard, puis­sent tous ceux qui aspirent à émanciper l’humanité ne pas jeter cet aver­tisse­ment aux oubli­ettes.

24 commentaires

  1. On chipera avec plaisir à Fer­nand Pell­outi­er sa for­mule pour souhaiter au monde du tra­vail de ren­forcer “la sci­ence de son mal­heur”.

  2. “les struc­tures sociales sont avant tout déter­minées par la cul­ture” cette affir­ma­tion mérit­erait quand même quelques expli­ca­tions. Alors que nous avons tou­jours dit que le mode de pro­duc­tion (social­isé) chez les humains déter­mine ses struc­tures sociales. Que la cul­ture sert juste­ment à main­tenir les insti­tu­tions.

    1. Je suis bien d’ac­cord, évidem­ment, la cul­ture est elle-même déter­minée par d’autres fac­teurs. Mais les mots m’é­taient comp­tés, et je voulais frap­per sur d’autres clous.

  3. Bon­jour,

    Oui c’est vrai. Et bien l’Is­lam, est la seul et unique reli­gion, juste­ment, qui enseigne à l’hu­man­ité de cess­er défini­tive­ment (ou essay­er du moins, tout dépend de la com­préhen­sion, de la recherche de la vérité volon­taire, etc …) de s’hu­m­i­li­er devant des être-humains, des dia­bles, des anges, des arbres, des pier­res, la pluis, la terre, le soleil, la lune, … . Tout ce qui entoure l’être humain est créa­tion, y com­pris lui-même. Alors com­ment peut-il se soumet­tre à une autre créa­tion que lui-même ?!!

    Bref, ceci étant dit. La sci­ence est en route, non pas con­tra­dic­toire, mais bien per­pandic­u­laire à l’Is­lam. Dans ce cas, elle est soit dans l’er­reur, soit juste, soit en retard.

    Le Coran invite à raison­ner, à méditer sur la nature, à réfléchir, … (sur la vie, les con­séquences, les résul­tats, les rela­tions entre humains, …)

    1. En fait je voulais écrire ” par­al­lèle” et surtout pas per­pandic­u­laire.

      Enfin bref, l humour c est comme l ADN et les empreintes, les goûts et les couleurs.

      Enfin bref2, ceci dit, votre réponse est une évi­dence.

      Pensez-vous que tout être humain nait sci­en­tifique ? Et que selon les cul­tures, croy­ances, envi­ron­nement, temps expose au con­di­tion­nement, temps pass­er à la réflex­ion, bref votre texte sym­pa ci dessus, que cela ne vien­nent sim­ple­ment chang­er cela.

      Qu a tout moment, un être peut, en une sec realis­er qu il est “sci­en­tifique”.

      Si l’on peut com­pren­dre la sci­ence et les sci­en­tifiques, c est qu’il y a bien une rai­son.

    2. Je ne suis pas bien sûr de com­pren­dre votre ques­tion. Tout être humain naît avec des capac­ités de raison­nement logique — ce que je rap­pelle dans mon texte : ces capac­ités de raison­nements sont le pro­duit de l’évo­lu­tion d’un organe spé­ci­fique, le cerveau, au cours de cen­taines de mil­lions d’an­nées. Et si avoir un cerveau apte à raison­ner de manière logique est un avan­tage, c’est parce que le monde lui-même obéit à des lois logiques.

      Après, ces capac­ités innées sont plus ou moins dévelop­pées par la cul­ture et l’é­d­u­ca­tion, exacte­ment comme l’ap­ti­tude innée à la course sera plus ou moins dévelop­pée par le mode de vie et l’en­traîne­ment. Quand à la méth­ode sci­en­tifique, elle n’est rien d’autre qu’un développe­ment sys­té­ma­tique de ces apti­tudes au raison­nement, avec en par­ti­c­uli­er un appren­tis­sage con­tre les pseu­dos-raison­nements, qui ont les apparences de la logique sans en être. La con­nais­sance sci­en­tifique s’op­pose donc frontale­ment, rad­i­cale­ment, et dans son principe même à la croy­ance religieuse, qui pos­tule qu’un énon­cé est vrai parce que les anciens le dis­ent ou parce qu’il est écrit dans le bon livre.

    3. Absol­u­ment d accord. Bon, met­tons de cote le bon livre (qui je le rap­pel, incite au raison­nement et a l apren­tis­sage avant la croy­ance, con­traire­ment a toute autre reli­gion, cul­ture, edu­ca­tion. De plus, il est claire­ment ecris de ne pas suiv­re une idee aveu­gle­ment, peu importe de qui elle provient, et vice ver­sa, la verite peut provenir de partout, peu importe l apparence, il suf­fit de raison­ner)

      Bref, revenons a la sci­ence seule. Si cela ne vous derange pas bien sur. C est a dire a la logique, au cerveau, au sys­teme d exploita­tion unique­ment. Donc sans cal­culs de bat­te­ments et sans calo­ries.

      Je trou­ve que la sci­ence s’en sort tres bien, sans avoir besoin de cri­ti­quer, sans preuve, l’ex­is­tance d un monde d’une tout autre dimen­sion. Car invis­i­ble.

      Pour moi, la dif­fer­ence entre un sci­en­tifique et un être vivant, ce sont sim­ple­ment les livres, les tests, et les boucles, lol.

      Il ecrit ce qu il pense avoir com­prit. Il le test en le relisant, tant que la réponse est dif­férente à chaque fois (ou presque), il recom­mence. Un etre humain fonc­tionne exacte­ment de la meme maniere, sauf qu il ne note rien, donc oubli tout et que son but est dif­férent.

      Le sc. vise l avenir, fix­er les idees sur du papi­er, mais grace au repetions, elles sont bien gravées en mémoires !

      Alors qu un lamb­da vise le présent, et de plus, il est tou­jours pret a tout recom­mencer (idee a raison­ner) depuit le debut.
      Sinon, pour faire sim­ple, un lamb­da peut gag­n­er enorme­ment de temps, en prof­i­tant du tra­vail auquel une per­son­ne a con­sacre plus d energie/​temps, voir car­rement un sci­en­tifique.

    4. « le bon livre (qui je le rap­pel, incite au raison­nement et a l apren­tis­sage avant la croy­ance » –> Donc, ce bon livre explique qu’il n’ex­iste aucune force sur­na­turelle, aucun par­adis ni aucun enfer, ni aucune sorte de divinité, c’est cela ?

  4. Ah super^^ bon­jour, c’est clair qu’il est plus com­pliqué de par­ler spir­ituel que de sci­ence !

    S’il pleut et que vous me dites que c’est parce que la mer bouille, qu’en­suite les nuages se baladent pour aller s’ef­frit­er un peu plus loin et arriv­er au dessus de nos têtes. Après réflex­ion, con­stat com­pat­i­ble, je me dirai que c’est vrai­ment la meilleur expli­ca­tion pos­si­ble … jusqu’à preuve du con­traire.

    Par con­tre, si je vous dis, qu’en plus de cela, cette eau est un don de Dieu l’u­nique créa­teur, elle vient d’ailleurs, elle n’ex­is­tait pas sur Terre. Que c’est à tra­vers elle que tout prends vie. Vous allez éclatez de rire ?

    Bref, le “–> Donc” pose prob­lème. N’a absol­u­ment aucun sens. Pourquoi cette con­clu­sion ?

    Recom­man­der de réfléchir, raison­ner AVANT de faire quelque chose, de croire (avant d’avoir Foi en un seul et unique Dieu et sans l’as­soci­er!)
    Est-ce que cela voudrait For­cé­ment dire que cer­taines choses exis­tent et d’autres pas ?

    Sinon, j’ai pas com­pris.

    1. « Par con­tre, si je vous dis, qu’en plus de cela, cette eau est un don de Dieu l’u­nique créa­teur, elle vient d’ailleurs, elle n’ex­is­tait pas sur Terre. Que c’est à tra­vers elle que tout prends vie. Vous allez éclatez de rire ? »
      — oui. Et j’a­joute : moi, je vous dis que l’eau a été apportée par le Gros Cochon Bleu Céleste, qui par­le douze langues, joue du vio­lon mieux que per­son­ne, et a uriné sur la Terre un soir de cuite. Mais comme il est très mod­este, depuis, il se cache pour qu’au­cun astronome ne le voie.
      Je vous retourne la ques­tion : en quoi ma théorie est plus far­felue que la vôtre ? Don­nez moi une seule rai­son d’ad­met­tre l’ex­is­tence de votre « Dieu l’u­nique créa­teur » et de rejeter celle du Gros Cochon Bleu Céleste.

    2. C’est sim­ple, lorsque qu’on par­le de sci­ence, tout être humain sen­sé et apte à vouloir utilis­er son cerveau plus de 2 sec, alors il est tout à fait pos­si­ble d’ar­riv­er à s’entendre/​comprendre, un jour ou l’autre.
      Car nous sommes TOUS (être humain) con­sti­tués des mêmes codes, équa­tions, attrib­uts, … .

      Mais tout dépend, encore une fois, comme vous l’avez bien écris ci-dessus, d’un tas de chose qui soit vont ampli­fi­er les échanges (+-) pos­i­tive­ment, soit les ampli­fi­er(+-) néga­tive­ment (obsta­cle dû au croy­ance, principe, édu­ca­tion, men­tal­ité, car­ac­tère, ou au pire d’en­tre eux : super­sti­tion ! (car aucune source analysable).

      Franche­ment, je pense que le pire d’en­tre eux est le fait de trafi­quer avec les jins!! autrement dit, col­la­bor­er avec les dia­bles, pra­ti­quer de la sor­cel­lerie, de la magie. Car cette sci­ence est en mode caché, on ne l’en­seigne pas à l’é­cole, his­toire de pré­mu­nir les gens du dan­ger que cela importe. etc

      Bref. Votre théorie, si on réfléchi plus de 2 sec, humour à part, con­siste à dire que Dieu n’ex­iste pas. Vous ne pou­vez le prou­vez.

      Idem, sauf que ma théorie dit tout le con­traire. je ne peux vous prou­vez que Dieu existe.

      La sci­ence et le spir­ituel sont 2 choses totale­ment dif­férente. Ceci dit, je suis com­plète­ment d’ac­cord avec vous pour dire que beau­coup de croy­ances met­tent fatale­ment un STOP général­isé à tout forme de pen­sée logique, rationnel.

      Là où je me per­me­ts de venir m’in­cruster sur un sujet des plus impor­tant (les gens se réveille grâce à la sci­ence, seul out­il réelle­ment utile et disponible gratuitement(la nature)) c’est quand vous dites TOUTES les croy­ances. C’est faux. 3 croy­ances sont encore pota­bles en 2019 : monothéistes.
      Mais comme l’être humain est borné, per­vers et à sou­vent ten­dance à vouloir exagér­er les choses, à aller tou­jours plus loin que la rai­son, résul­tat : Infor­ma­tion dev­enue erronée, inex­act, fausse voir abber­rante !

      sous résul­tat : com­porte­ment totale­ment déplacé, inco­hérent, … par rap­port à sa croy­ance.

    3. Vous me par­lez de beau­coup de choses, mais vous esquiv­ez ma ques­tion. Je la repose donc : en quoi ma théorie est plus far­felue que la vôtre ? Don­nez moi une seule rai­son d’ad­met­tre l’ex­is­tence de votre « Dieu l’u­nique créa­teur » [et je rajoute dans la panière : et de vos dia­bles] et de rejeter celle du Gros Cochon Bleu Céleste.

  5. Je pré­cise que vous avez esquiv­ez en pre­mier ! :

    “- Recom­man­der de réfléchir, raison­ner AVANT de faire quelque chose … .
    Est-ce que cela voudrait For­cé­ment dire que cer­taines choses exis­tent et d’autres pas ?”

    Ah ok, c’é­tait sérieux pour votre Gros Cochon Bleu Céleste …

    Ben déjà, si on com­pare les 2 théories, d’un côté on a un sup­port sur lequel réfléchir et analyser, de l’autre je sais pas du tout. D’où vient votre théorie ?

    Soit votre théorie fait référence à toutes les autres croy­ances (fauss­es) et donc vous suiv­ez une de ces idée­olo­gies, soit vous êtes athé ?

    Ensuite seule­ment, je pour­rais peut être vous répon­dre.

    1. Je n’ai rien esquivé du tout. Vous n’avez pas l’air de réalis­er que votre ques­tion est incluse dans la mienne : si tout existe, alors mon Gros Cochon Bleu Céleste aus­si, et j’e­spère que vous allez lui témoign­er autant d’é­gard qu’à votre Dieu unique créa­teur (méfiez-vous, le Gros Cochon a des exi­gences assez tyran­niques sur la vie des êtres humains, dont je n’ose vous don­ner la teneur pour le moment).

      Tou­jours est-il que vous, en revanche, vous con­tin­uer à tor­tiller du clavier pour ne pas répon­dre à ma ques­tion pour­tant sim­ple : pourquoi devrais-je penser que « Dieu l’u­nique créa­teur » et les djins-dia­bles exis­tent, et pas le Gros Cochon Bleu Céleste ou le Père Noël ? Si vous ne répon­dez tou­jours pas au prochain échange, je con­sid­ér­erai ce dia­logue comme ter­miné.

      Quand au fait que je suis athée (et que je milite pour le matéri­al­isme philosophique), je ne voudrais pas vous vex­er, mais il est temps que vous vous en rendiez compte…

    2. En réal­ité j’y ai répon­du plusieurs fois, mais il sem­ble que vous aus­si, ne le réalisez pas.

      Pour répon­dre à votre ques­tion : Pourquoi PENSER que Dieu l’U­nique Existe bel et bien ?

      On par­le du Créa­teur de tout l’u­nivers. Donc : le Temps qui inclut l’e­space qui inclut la matière qui inclut l’én­ergie qui inclut les réac­tions qui déclenchent toute une série de mou­ve­ments dans tout les sens mais en par­faite har­monie.
      Il a Crée des mon­des diférents, de dimen­sion dif­férente. Le monde inerte ou minéral, le monde végé­tal, le monde ani­mal, le monde humain et le fameux monde invis­i­ble (dia­bles, anges, par­adis, enfer, …)

      Voilà, on lui doit Tout, à com­mencer par la vie, le matéri­al­isme en ques­tion, la rai­son, la san­té, etc etc

      Com­ment ? En croy­ant, en se dis­ant que tout ça a été cré par un seul Dieu.

      Après, si vous ne voyez aucune dif­férence pos­si­ble entre l’idée d’un Dieu unique, de schtroumfs con­tents, le Père Noël en virée ou une stat­ue vénérée comme jamais, alors c’est notre échange doit, for­cé­ment et tout naturelle­ment s’ar­rêter ici.

      Se baser unique­ment sur le matéri­al­isme, c’est un bon début, mais insen­sé … à long terme.

    3. Donc, Dieu existe parce que… Dieu existe. De même que les dia­bles, les anges, le par­adis et l’en­fer.
      Et après, vous venez en dis­ant qu’il faut raison­ner et ne pas vers­er dans la super­sti­tion ? Vrai­ment, vous êtes gon­flé.

  6. Bon­jour,
    Mer­ci pour votre défense du matéri­al­isme sci­en­tifique !
    Avouant mon igno­rance, je n’ai pas pu met­tre un nom sur “Le chercheur français en sci­ences sociales paraît-il le plus cité dans le monde” ni sur “Un de ses col­lègues, som­mité de l’anthropologie sociale”.
    En revanche, la réponse à la troisième devinette : “à l’image de ce qu’un célèbre révo­lu­tion­naire écrivait de l’antisémitisme”, me sem­ble être : August Bebel.
    Est-il pos­si­ble d’avoir la réponse aux deux pre­mières devinettes ?
    D’a­vance, mer­ci.

  7. Si j’ai bien suivi le jeu de piste : Bruno Latour (que j’avais vu épinglé par A. Sokal et J. Bric­mont dans “Impos­tures intel­lectuelles) et Philippe Desco­la (que je ne con­nais­sais pas).
    Mer­ci de met­tre à la dis­po­si­tion d’un pub­lic non spé­cial­iste, mais curieux, le riche con­tenu de votre blog.
    Très cor­diale­ment.

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