Une exploration et un débat à venir

Dans les prochaines semaines, je vais avoir l’oc­ca­sion de par­tir à la chas­se au tré­sor dans les col­lec­tions non publiques du muse­um de La Rochelle : c’est en effet là que l’on trou­ve, en France, le plus impor­tant ensem­ble d’ob­jets aborigènes – dont des armes. En col­lab­o­ra­tion avec le con­ser­va­teur, je vais donc pou­voir explor­er tout cela durant quelques jours, ten­ter d’i­den­ti­fi­er avec un peu de pré­ci­sion la prove­nance exacte des dif­férentes pièces et leur tir­er le por­trait.
Et comme un bon­heur n’ar­rive jamais seul, j’en prof­it­erai pour faire une halte à Poitiers, où j’ai été con­vié à ani­mer une présen­ta­tion-débat autour de la ques­tion : « L’eth­nolo­gie et l’archéolo­gie peu­vent-elles nous aider à penser un autre avenir que le cap­i­tal­isme ? ».
Cette invi­ta­tion est d’au­tant plus stim­u­lante que si j’ai sou­vent été amené à abor­der les rela­tions entre sci­ence et poli­tique dans des dis­cus­sions, je ne l’ai jamais réelle­ment fait dans le cadre de présen­ta­tions débats (au-delà de la ques­tion des rap­ports de genre). Mais là, il va me fal­loir met­tre en forme quelques prob­lèmes, à la fois con­cer­nant la méth­ode sci­en­tifique (com­ment peut-on pré­ten­dre recon­stituer les rap­ports soci­aux du passé ?), la lec­ture qu’on pour­rait qual­i­fi­er de « philosophique » de l’évo­lu­tion sociale (pourquoi les sociétés changent-elles ? Ce change­ment s’ef­fectue-t-il dans une direc­tion glob­ale ? Peut-on par­ler de pro­grès ?) et les per­spec­tives poli­tiques qui en découlent (avec la pru­dence qui s’im­pose). Et mon petit doigt me dit que sur tous ces sujets, à l’heure où beau­coup de ceux qui veu­lent sor­tir du cap­i­tal­isme sont ten­tés de regarder bien davan­tage vers l’ar­rière que vers l’a­vant, les dis­cus­sions risquent d’être ani­mées – dans le meilleur sens du terme, cela va de soi.

Edit : il sem­blerait qu’il cir­cule une ver­sion off de l’af­fiche de l’événe­ment. Le pre­mier qui ricane comme quoi le con­férenci­er ressem­ble bien peu à Har­ri­son Ford, je lui colle un coup de casse-tête aus­tralien. Vous voilà prévenus.

1 commentaire

  1. Ben, en fait c’est Har­ri­son Ford qui ressem­ble bien peu à Christophe, ou alors sans cha­peau et sans mous­tache, peut-être.…

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