Une publication… et deux errata

Je n’ai pas vécu cela très sou­vent, mais la paru­tion d’un nou­veau livre est à chaque fois un moment sin­guli­er, chargé d’é­mo­tions con­tra­dic­toires. C’est l’in­stant où, après qu’on l’a longue­ment (très longue­ment) tra­vail­lé, repris, cor­rigé, com­plété, recor­rigé, refor­mulé, bif­fé, recom­plété, le texte se fige, met­tant fin aux innom­brables hési­ta­tions qui accom­pa­g­naient sa rédac­tion. Mais c’est aus­si le début d’une nou­velle vie… et de nou­velles inter­ro­ga­tions ; car le livre affronte doré­na­vant le vaste monde, l’im­placa­ble juge­ment des lecteurs — ou leur indif­férence.

En atten­dant, et pour en revenir à des con­sid­éra­tions plus prosaïques, ce mes­sage me per­met de rec­ti­fi­er deux erreurs qui se sont sournoise­ment glis­sées dans le texte imprimé :

  • p. 15 : au lieu de : « la domes­ti­ca­tion d’espèces ani­males ou végé­tales est inter­v­enue en Amérique cen­trale et en Chine vers –8000, etc. », lire « la domes­ti­ca­tion d’espèces ani­males ou végé­tales est inter­v­enue au Proche-Ori­ent et en Chine vers –8000, etc. »
  • p. 44 : au lieu de « l’explorateur William Dampi­er, le pre­mier Occi­den­tal à avoir abor­dé les côtes de l’Australie », lire : « l’explorateur William Dampi­er, l’un des pre­miers Occi­den­taux à avoir abor­dé les côtes de l’Australie » (Dampi­er était le pre­mier Anglais, mais il avait été précédé par une poignée de nav­i­ga­teurs hol­landais. On peut con­sul­ter cette page Wikipedia — en anglais — pour davan­tage de détails).
Alors, com­ment dit-on en pareil cas ? Ah oui : « Alea jac­ta est ! »



4 commentaires

  1. J’ai lu avec beau­coup d’in­térêt votre livre. Sur le plan de la forme, cette “con­ver­sa­tion” est une réus­site. Sur le fond, votre livre est très instruc­tif.

    Pour­riez-vous m’indi­quer des lec­tures com­plé­men­taires sur les atroc­ités que com­met­taient les Iro­quois sur cer­tains de leurs pris­on­niers de guerre ?

  2. Mer­ci de ce com­pli­ment — n’hésitez pas à rédi­ger une petite cri­tique sur les sites de vente en ligne, tels que la FNAC ou Ama­zon, cela peut peut-être con­va­in­cre d’autres per­son­nes de le lire 🙂

    Au sujet des Iro­quois et de la manière peu amène dont ils traitaient leur pris­on­niers, la meilleure référence est Roland Viau, Enfants du néant et mangeurs d’âmes, Boréal, 2008. Si vous êtes intéressés par une dis­cus­sion ser­rée sur ce sujet, vous pou­vez lire un inédit d’Alain Tes­tart, L’É­tat, le droit, la guerre, en télécharge­ment sur son site offi­ciel, dont les pages 195 à 213 trait­ent spé­ci­fique­ment de la guerre iro­quoise.

  3. Bon­jour Christophe, j’ai lu dans votre rubrique “Sur le feu” qu’une nou­velle édi­tion de ce livre allait paraître en 2027. Or je viens juste de l’a­cheter pour l’of­frir… Est-ce qu’il y aura des gros change­ments ?

    1. Non, rien de fon­da­men­tal. Des rec­ti­fi­ca­tions très mineures, et surtout quelques ajouts de témoignages, d’ex­em­ples ou de points que je trou­vais après coup insuff­isam­ment dévelop­pés dans la ver­sion ini­tiale. Pour vous don­ner une idée, je viens de véri­fi­er, le texte devrait grossir de 10 %.

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