« Le travail, combien de divisions ? » : texte publié

Les actes des 43e ren­con­tres archéologiques de Nice, qui se sont tenues l’an dernier, ont été récem­ment pub­liés. Dans le vol­ume fig­ure un texte de ma main, qui reprend la présen­ta­tion que j’y avais faite au sujet de la nais­sance de la divi­sion du tra­vail et de quelques ques­tions générales qu’elle soulève. Bonne lec­ture !

Le résumé de présen­ta­tion :

La divi­sion du tra­vail con­stitue une dimen­sion majeure des
sociétés humaines, intime­ment liée aux pro­grès de leur tech­nique
et de leur pro­duc­tiv­ité. Les voies et les mécan­ismes de
son émer­gence restent cepen­dant l’objet de nom­breuses inter­ro­ga­tions.
Après être revenu sur quelques ques­tions essen­tielles
de déf­i­ni­tions, on revien­dra sur l’état des con­nais­sances en ce
qui con­cerne sa plus anci­enne forme, celle qui s’opère selon
le sexe, qui a récem­ment sus­cité un intérêt renou­velé. Après
avoir rapi­de­ment évo­qué les inter­ro­ga­tions qui sub­sis­tent sur la
nature des pre­mières activ­ités à avoir été con­cernées, on ques­tion­nera
enfin la théorie stan­dard, qui, depuis le XVI­I­Ie siè­cle, voit
dans la présence d’un « sur­plus » la con­di­tion néces­saire et
suff­isante de l’existence d’un arti­sanat spé­cial­isé. On sug­gèr­era
un raison­nement alter­natif, qui situe la vari­able-clé non dans la
pro­duc­tiv­ité ali­men­taire, mais dans la taille des unités sociales.

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