Une publication et une intervention

Depuis quelques semaines, le pre­mier vol­ume de l’an­née 2018 du Bul­letin de la Société préhis­torique française est paru qui inclut, pour ma plus grande fierté, un long arti­cle de ma main autour de la théorie dite « du sur­plus » sur la nais­sance des iné­gal­ités. C’est pour moi un texte impor­tant, mais qui n’épuise pas un sujet com­plexe, sur lequel je reviendrai sans l’om­bre d’un doute. J’e­spère en tout cas que ce pre­mier exposé sus­cit­era la dis­cus­sion et m’aidera à avancer, quitte à cor­riger ce qui doit l’être.
J’en prof­ite pour annon­cer que j’ai été con­vié à inter­venir lors du prochain sémi­naire du LIED, à l’u­ni­ver­sité Paris Diderot. Ce sera le mar­di 15 mai à 14h, et je trait­erai la ques­tion suiv­ante :

« Les iné­gal­ités de richesse sont-elles nées du stock­age ? »

La théorie de l’évo­lu­tion sociale a tra­di­tion­nelle­ment asso­cié l’ap­pari­tion des iné­gal­ités de richesse à celle de l’a­gri­cul­ture, invo­quant comme causal­ité prin­ci­pale la con­sti­tu­tion de « sur­plus ». Depuis quelques décen­nies, cette per­spec­tive a été cri­tiquée par divers chercheurs qui ont situé l’in­no­va­tion déci­sive non plus dans l’a­gri­cul­ture en elle-même, mais dans le stock­age. Après avoir éval­ué ces dif­férents points de vue, on avancera une hypothèse alter­na­tive dans laque­lle le stock­age appa­raît comme un sous-ensem­ble par­ti­c­uli­er, quoique très fréquent, des inno­va­tions pro­duc­tives ayant miné l’é­gal­i­tarisme économique des formes sociales les plus anci­ennes.

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