Parution : « Le communisme primitif n’est plus ce qu’il était »

Ce blog a été créé autour de mon livre « Le com­mu­nisme prim­i­tif n’est plus ce qu’il était », qui paraî­tra offi­cielle­ment le same­di 14 novem­bre 2009 aux édi­tions Smol­ny (464 pages, 20 €).
Il a pour objec­tif de recenser les cri­tiques, les réac­tions et, pourquoi pas, d’être un espace de débats sur les ques­tions qu’il soulève — ain­si, je n’en doute pas, que sur les répons­es qu’il apporte !
En atten­dant, voici le texte de présen­ta­tion tel qu’il fig­ure sur la qua­trième de cou­ver­ture de l’ou­vrage :

Lorsqu’en 1877, l’anthropologue Lewis Mor­gan pub­lia sa Société archaïque, Marx et Engels s’enthousiasmèrent pour ce qui représen­tait à leurs yeux le pre­mier cadre théorique per­me­t­tant de com­pren­dre les sociétés prim­i­tives et, par exten­sion, la préhis­toire des sociétés de class­es. Dans son célèbre ouvrage L’Origine de la famille, de la pro­priété privée et de l’État, rédigé sept ans plus tard, Engels en pro­longeait les prin­ci­pales con­clu­sions. Il étab­lis­sait ain­si sur l’évolution de la famille et l’origine de l’oppression des femmes ce qui allait devenir la référence marx­iste. Or, en plus d’un siè­cle, décou­vertes eth­nologiques et archéologiques se sont accu­mulées, les frag­ments épars dont on dis­po­sait lais­sant place à une vaste fresque. Mal­heureuse­ment les ten­ta­tives d’actualiser cette référence sur la base de ces nou­veaux matéri­aux ont été bien rares.

Tel est l’objectif pour­suivi par cet essai au tra­vers d’un exa­m­en didac­tique des rela­tions très divers­es que les hommes — et les femmes — ont nouées depuis les temps les plus anciens. Tout en rel­e­vant sans com­plai­sance les nom­breuses con­cep­tions dépassées de L’Origine de la famille…, cette enquête sug­gère que la méth­ode matéri­al­iste et cri­tique pro­posée par Marx et Engels pour­rait bien rester la meilleure clé pour pénétr­er le loin­tain passé des sociétés humaines et met­tre à jour la racine de l’inégalité des sex­es, iné­gal­ité qui per­dure au cœur de nos civil­i­sa­tions mod­ernes.

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