Une interview pour Elucid (réservée aux abonnés)

Pour le site Elucid, j'ai répondu aux pertinentes questions de Laurent Ottavi à propos de mes recherches sur les conflits primitifs, sous le titre « La guerre ne se réduit pas à un conflit entre États ».



La guerre est aussi normal dans les populations humaines que la diarrhée. C'est une pathologie comme une autre.
RépondreSupprimerVotre recherche est complètement à côté de la plaque. Il ne s'agit pas d'une question de faucons ou de colombes, c'est absurde ça. C'est une question de santé et d'hygiène grupal. Les humains ne sont pas simplement diarrhéiques ou constipés; ce sont des pathologies.
La guerre est une condition clinique dont les vecteurs la déterminent. Une affection clinique avec des facteurs déterminants, comme toute autre pathologie.
Merci docteur pour cette consultation. Vous me direz combien je vous dois.
SupprimerJe ne suis pas docteur, tu me dois respect.
SupprimerLes alchimistes connaissaient de nombreuses expériences, mais ils ignoraient la physique et la chimie qui en déterminent les résultats. Autrement dit, ils ne connaissaient pas les fondements de la réalité stérile qu'ils étudiaient tant.
Les spécialistes des « sciences sociales » sont les alchimistes de l'humain ; ils connaissent de nombreux cas comportementaux, mais ignorent ce qui détermine ces comportements, ni le domaine auquel ils appartiennent.
La pratique clinique est plus complexe et exigeante que cette chose folklorique que l'on appelle « sciences sociales ».
La guerre est un comportement déterminé par des pathologies de groupe, liées au fonctionnement de l'espèce. Une culture n'est rien d'autre qu'une programmation comportementale spécifique à un groupe. Sans une connaissance élémentaire du fonctionnement de l'espèce humaine, vous ne comprendrez jamais ce que vous étudiez.
En tout cas, cela fait plaisir de savoir que sur internet, on peut rencontrer de vrais experts désintéressés qui peuvent vous expliquer la science (anonymes hélas, tant leur modestie est grande).
SupprimerLa science est un comportement délirant apparu à partir du XVIe siècle, caractérisé par la recherche de connaissances pour imposer la fantasie du progrès à la réalité. C'est la continuité culturelle du sorcier germanique qui cherche la connaissance pour réaliser le fantasie, pour imposer la volonté à la réalité. Le résultat est visible : la pollution mondiale et la population dans les camps de concentration industriels détruisant les écosystèmes.
SupprimerDit moi, un anthropologue n'est-il pas censé au moins savoir identifier un comportement scientifique ?
Vous voulez dire : identifier un « comportement délirant » ? Je crois que j'en vois un, en effet.
SupprimerAvez-vous du mal à reconnaître vos propres mythes? Ignoriez-vous que le progrès est un mythe? Ignoriez-vous que la science est un comportement ? Croyiez-vous que seuls les aborigènes nourrissaient des mythes absurdes et des comportements délirants, et non les universitaires ?
SupprimerQuel est le discours de la communauté scientifique sinon un délire messianique ? Qu'est-ce qu'une université sinon une institution médiévale qui prêche la mort des écosystèmes sur l'autel du progrès scientifique ?
Qu'est-ce que la pollution sinon la confirmation du délire scientifique?
Où est donc votre vision et votre savoir anthropologique?
Nulle part, comme vous l'avez si bien dit dès le départ. Et maintenant, stop.
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